A chaque rythmique, un son différent.

 

EywahElectro swing, deep house, acid house, techno minimal, progressive, acid techno, hardcore, tribe, tribecore, trance, trance psyché… Un monde bien à part qu’on voudrait vous faire connaître.

Interview de “Fafouet“ (22 ans), un DJ faisant partie d’un soundsystem.

J’ai connu ces genres musicaux grâce à un ancien ami lorsque j’étais en classe de 3ème. J’étais déjà dans des styles un peu décalés du commercial puisque j’étais le chanteur d’un groupe de Ska Punk de ma région, donc je n’ai pas eu de difficultés à me diriger vers ce style de musique.

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Infirmière scolaire : de la psychologie avant tout !

DR- Françoise SoleilhacFrançoise Soleilhac âgée de 44 ans travaille depuis novembre 2013 au Lycée de Chervé, près de Roanne, en tant qu’infirmière scolaire. C’est à 35 ans qu’elle décide de se consacrer aux études d’infirmière et donc à 38 ans, elle obtient son diplôme suite à un bilan de compétences.

Entrée au service de « psychiatrie adulte » à l’hôpital de Roanne pour une durée de 2 ans, elle a ensuite travaillé 1 an à la PJJ (Protection Judiciaire des Jeunes ) de Roanne où elle avait le statut d’infirmière territoriale pour toute la Loire. Son rôle était  d’aider les éducateurs à permettre aux jeunes l’accès aux soins. Françoise Soleilhac est revenue 1 an au service de psychologie à Roanne pour ensuite se diriger vers le poste d’infirmière scolaire.

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Adoption : quelles réalités ?

55la3cisjkq-madi-robson« Adopter un enfant, c’est rayonner de l’amour qui fait vivre le couple formé par votre mariage ; c’est aussi donner une famille à un enfant qui n’en a pas », met en avant l’association Adoption et parrainage sur son blog « Re-naissance et espérance ». Mais comment vit-on d’être adopté ? « J’ai été adopté à l’âge de 6 mois.  Je le sais depuis toujours; mes parents ont toujours été francs, honnêtes et assez libres par rapport à ça », raconte Nicolas, 33 ans, sur le site du Fil Santé Jeunes.

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Pourquoi des jeunes ont-ils envie de devenir agriculteur aujourd’hui ?

 

« Mes parents sont agriculteurs, mais ils ne m’ont pas influencé», raconte Maxime, élève de BAC PRO CGEA (conduite et gestion d’une exploitation agricole) au lycée Roanne Chervé. Célestine aussi élève en BAC PRO CGEA déclare qu’elle n’a pas peur d’entrer dans un monde d’hommes, elle veut devenir éducatrice canin.
Dans toute la France, près de 190 000 élèves et étudiants formés par an ; plus de 150 000 stagiaires de la formation continue formés par an ; plus de 33 000 apprentis formés par an, selon le ministère de l’Agriculture.
« Le nombre d’élèves stagne et dépend surtout des années», nous affirme Mme Michel, professeur de zootechnie au lycée agricole de Roanne Chervé. .« Je suis fille d’agriculteur, mais ce n’est pas mon métier. J’ai préféré l’enseignement car j’aime le contact avec les jeunes. j’enseigne la zootechnie, c’est l’étude des animaux. Je trouve qu’ils ont de fortes ressemblances avec nous, c’est intéressant», nous explique Mme Michel.

L’agriculture est toujours une activité créatrice d’emplois. En 2010, plus de 970000 personnes participaient régulièrement au travail des exploitations agricoles, selon le ministère de l’Agriculture. Sur les années récentes, un renforcement de la féminisation peut être constaté parmi les jeunes exploitants puisqu’il y avait 12,5% de femmes parmi ceux-ci en 2010, contre 11,1% en 2000. Enfin, l’agriculture est aussi un secteur de formation, avec 814 établissements d’enseignement technique et 20 écoles d’enseignement supérieur.

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Photo de la ferme du lycée de chervé Crédit : Florence Raphaël et Laura Baty
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Photo de la ferme du lycée de chervé Crédit : Raphaël Florence et Laura Baty

Article écrit par : Vanessa Puravet, Florence Raphaël et Laura Baty. Élèves de 1 bac pro SAPAT (Service aux Personnes et aux Territoire).

Des lycéens se mettent dans la peau d’un journaliste, pourquoi pas vous ?

credit aurélie chavanne
credit aurélie chavanne

Dans une petite salle informatique bruyante,  28 lycéens se mettent dans la peau d’un journaliste. Comment cela se passe ?

Colyne témoigne : « C’est compliqué quand on a pas d’expérience, je n’aime pas écrire et rechercher les informations ; nous n’avons pas pour habitude de ne pas bouger, de rester assis à rédiger ».

Lozana nous confie : « Nous avons une autre approche sociale que dans notre formation et cela nous change de nos cours habituels ».

Claudie nous raconte : « Cette expérience nous rend plus adultes et plus responsables. Malgré tout, les difficultés à trouver l’angle et les questions sont importantes ».

Nous avons pu profiter de l’expérience de deux journalistes, l’une d’entre elles nous a exprimé ses ressentis sur la question : « J’ai eu l’envie de transmettre la pratique, et j’aime beaucoup montrer au jeunes comment c’est d’être dans la peau d’un journaliste car cela leur permettra de comprendre comment l’information a été fabriquée lorsqu’ils liront un article, regarderont une émission ou écouteront la radio. »

Candice, Aurélie et Camille .

L’adolescence, comment doivent réagir les parents face au comportement de leurs ados ?

À l’adolescence on a souvent des sauts d’humeur, des envies d’être agressif vis-à-vis de ses parents, d’être contre eux ou en tout cas différents d’eux : en ayant des points de vues autres, voire opposés aux leurs. Ces attitudes sont un besoin normal et même sain de se différencier, de se construire, de s’affirmer, de devenir soi : avec ses propres goûts et ses habitudes personnelles.
Tout en aimant ses parents, on peut ressentir de la colère, de la haine même, à leur égard. Souvent ils nous font honte, nous ne voulons plus qu’ils entrent dans notre chambre sans autorisation : on a besoin d’un espace à soi, sans eux. Les disputes, les moments d’opposition aident le jeune à se décoller de ses parents, à prendre son indépendance, ce qui est essentiel pour sa future vie d’adulte

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   Source  Pixabay

Lozana, 17 ans nous exprime son point de vue “On évolue suivant notre éducation, l’adolescence, est un moment très pénible pour les parents, on veut toujours plus que ce que l’on a, on veut être tout le contraire de nos parents, on les rejette, parce qu’on se replie dans notre monde en pensant que nos parents ne comprennent rien. Je pense regretter autant de choses que mes parents regrettent d’être avec moi

Séverine, maman d’un adolescent de 14 ans nous fait part “Mon fils est en quatrième et cette année aura été une année catastrophique. Non seulement il ne fait rien à l’école et en plus il accumule les bêtises à longueur de journée… Pourtant je suis une maman relativement cool mais avec des limites quand même… Il a tout ce qu’il veut, et ça ne lui suffit pas … Je ne peux absolument pas lui faire confiance car il est très tête en l’air… Il me ferme la porte à clé au nez. Je n’ai plus aucun dialogue avec lui, c’est devenu insupportable…

Chaque parent fait ce qu’il peut avec les moyens qui sont les siens, avec son histoire personnelle qui l’a amené à être ce qu’il est aujourd’hui.
Ce que l’on peut essayer de faire, en tant que parent, c’est accompagner son enfant avec respect, amour et une certaine autorité :
L’adolescent a besoin de respect pour la personne adulte qu’il est en train de devenir : il faut donc respecter ses goûts, son besoin d’indépendance, ses moments de mal-être, ses moments d’euphorie, son sommeil… Avoir besoin de dormir jusqu’à près de midi est normal dans ces années-là : le corps et le psychisme en ont besoin. L’adolescent a énormément besoin d’amour : on peut lui signifier que, quoi qu’il fasse et pense, on restera présent pour lui en cas de besoin. Le jeune doute beaucoup de lui (de son physique, de ses attitudes, de sa valeur en général), si on a confiance en lui et que l’on est fier de ce qu’il est, cela le porte et l’aide à passer à un autre stade.
Cet amour ne signifie pas pour autant qu’il faut couver son ado comme un petit de 10 ans ou qu’il faut tout lui laisser faire. Poser des limites et des interdits est la preuve que l’on s’intéresse à lui, que l’on est là pour le protéger, sans pour autant l’étouffer. C’est le laisser faire des expériences nouvelles (rencontres, sorties, look vestimentaire, etc.) tout en assurant une sécurité : rappeler les risques pour sa santé (alcool, drogues, rapports sexuels non consentis, non protégés,…), Ne pas le laisser nous insulter, encore moins nous frapper. Le jeune a le droit de ressentir de la haine à l’égard de ses parents, de son entourage en général, en revanche ça ne l’autorise pas à enfreindre les limites du respect, ni à passer à l’acte de façon violente (verbalement ou physiquement)”  propos recueillis auprès d’Adeline Ducasse, Psychanalyste.

L’adolescent doit apprivoiser ses pulsions sexuelles, un corps en pleine mutation, il cherche sa place au milieu des autres ados, il tombe amoureux, il fait l’expérience de certains échecs affectifs, il a la pression des résultats scolaires, il a une orientation à trouver, parfois les parents se séparent ou ont des problèmes personnels, ce qui fait un ensemble de soucis en plus auquel il doit faire face… Au final ça fait beaucoup, pas étonnant qu’il ait besoin de craquer et envie de hurler à la face du monde. Et le monde de l’enfance c’était la vie avec les parents… C’est donc alors face à eux qu’il hurle. C’est parfois rude et culpabilisant mais cela permet de se créer ensuite son propre monde.

Je suis tout le temps en contradiction. Je refuse le cadre et, en même temps, je le recherche. Je trouve que j’ai trop de limites et, en même temps, que je n’en ai pas assez. Je reproche à ma mère de ne pas s’occuper de moi et, en même temps, elle est trop sur mon dos. Mes parents contrôlent mes sorties mais ne voient pas mon mal-être. Ils ne cherchent pas à comprendre la cause de mes bêtises, mais je ne leur dis rien… Je ne veux pas d’aide. Peut-être par peur de ne pas être prise au sérieux ou par peur de leur faire du mal. C’est normal qu’ils ne comprennent pas ce que je fais. Je suis consciente du mal que je peux leur faire mais au fond de moi je ne sais pas comment faire pour renouer les liens” Raconte Camille, 15 ans.

La crise d’adolescence dure généralement entre deux et sept ans… Le plus souvent cela dure trois ans. Pour ceux qui sont très  »sages » et qui, du coup, ne connaissent pas cette fameuse étape, la vie leur amènera sans doute d’autres occasions de la vivre : lors de l’arrivée du premier enfant, crise de la quarantaine ou de la cinquantaine, ou autre… Donc ne vous découragez pas, il n’est jamais trop tard pour apprendre que l’on peut être soi sans danger, partager et vivre avec son adolescent.

Pauline Roure & Claudie Christophe, avec l’aide précieuse d’Adeline Ducasse.